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PAINLEVÉ, Paul

PAINLEVÉ, Paul

PAINLEVÉ, Paul

 

Né le 5 décembre 1863 à Paris
Décédé le 29 octobre 1933 à Paris

Mathématicien et homme politique français

 

 


Ses travaux se rapportent aux équations différentielles, à la transformation rationnelle des courbes et des surfaces, aux intégrales de la dynamique, à l'inversion des systèmes de différentielles totales, aux fonctions elliptiques, à l'étude du vol mécanique, etc.

Extrait de l’article PAINLEVÉ (Paul), par René Taton, Dictionnaire des biographies, PUF, 1958

« Mathématicien et homme politique français né le 5 décembre 1863.
Dès ses études secondaires, il manifesta des dons très brillants et une curiosité très large. Il passa par l'École Normale Supérieure et, après une thèse très remarquée, qu'il avait terminée à Göttingen, professa à la Faculté des Sciences de Lille (1887), puis à partir de 1892, à Paris où il enseigna successivement à la Sorbonne, à l'École Normale Supérieure, au Collège de France et à l'École Polytechnique.
L'importance de ses travaux lui valut d'être élu à l'Académie des Sciences en 1900.
Il se consacra dès lors à la Mécanique rationnelle et à la théorie de l'aviation dont il fut l'un des promoteurs.
Élu député en 1910, il fut ministre de la Guerre en 1917, puis fut président du Conseil et de nouveau ministre à plusieurs reprises.
Il mourut à Paris le 29 octobre 1933.
Malgré les lourdes obligations de la vie politique, Painlevé a laissé une œuvre de première importance en analyse mathématique, mécanique et philosophie des sciences.







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ARTICLES :

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DÉTERMINATION D'UNE INTÉGRALE PARTICULIÉRE PAR SES VALEURS INITIALES
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II-16 : MÉTHODES D'INTÉGRATION ÉLÉMENTAIRES
ÉTUDE DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES AU POINT DE VUE FORMEL
E. Vessiot  

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Référence: 164

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C'est un sage avertissement de dire que la théorie de la Relativité est comme un vin trop fort qui grise les cerveaux insuffisamment entraînés à la sévère discipline de la Science.
Pour s'aventurer sans vertige dans de telles spéculations, la première condition est d'avoir compris à fond les axiomes de la Mécanique classique. Autrement, comment comprendre les modifications apportées à ces axiomes et les raisons par lesquelles elles se justifient ?
Ces axiomes ont donné lieu, lors de leur découverte et jusqu'au milieu de XVIIIe siècle, à des controverses passionnées. Mais ils ont acquis une telle solidité, ils se sont tellement fondus dans la science, les mécaniciens hésitent si peu sur le sens qu'il faut leur attribuer dans les applications, que l'enseignement et l'analyse de ces principes ont été depuis longtemps singulièrement négligés.
Lorsque, voici plus de trente ans, professeur de Mécanique à la Faculté des Sciences de Lille, j'ai consacré plusieurs leçons à l'étude des axiomes fondamentaux, cette initiative fut en général critiquée et fit un peu scandale. Aujourd'hui que, par la force des choses, ces questions reviennent à l'ordre du jour, je crois utile de réimprimer deux opuscules que j'ai publiés, l'un en 1905, l'autre en 1909, et qui résument, avec le minimum de terminologie mathématique, l'exposé des axiomes de la Mécanique, tel que je l'ai enseigné depuis 1890 à Lille d'abord, puis à la Sorbonne et à l'École Polytechnique. Je les ai reproduits sans en changer une ligne, mais je les ai fait suivre de quelques notes complémentaires sur la Relativité.
Bien que le langage que j'emploie dans ces deux opuscules soit tout moderne, je crois avoir traduit fidèlement la pensée essentielle des fondateurs de la Mécanique, mise seulement sous une forme plus précise et plus explicite. C'est l'étude du mouvement, de la vitesse, de l'accélération, qui les a conduits, pas à pas, aux notions fondamentales du Calcul différentiel, et les découvertes mathématiques se mêlent dans leurs écrits aux axiomes de la Mécanique. Nous pouvons aujourd'hui les discriminer nettement. On constatera également que, dans les pages qui suivent, toutes les définitions et explications n'exigent d'autres notions que celles de longueur et de temps.
Enfin, par la méthode même et la marche adoptés, l'exposé qu'on va lire semble se prêter, comme par avance, à l'énoncé des modifications que proposent les théories nouvelles et à leur discussion. Je crois donc que ce livre constitue un utile préambule à la doctrine de la Relativité.
Paul PAINLEVÉ, Introduction

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