DUPUY : La vie d'Évariste Galois, 2e éd., 1903


DUPUY : La vie d'Évariste Galois, 2e éd., 1903

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Paul DUPUY

LA VIE

D'ÉVARISTE GALOIS

Avertissement de Jules Tannery

2e édition

Cahiers de la Quinzaine
2e cahier de la 5e série
1903

 

Auteur :
Paul DUPUY

Avertissement :

Jules TANNERY

Thèmes :

HISTOIRE DES SCIENCES
Biographies


Reprint 1992

13,5 x 19,5 cm
104 p.
Broché
ISBN : 978-2-87647-143-6


AVERTISSEMENT

Les œuvres mathématiques de Galois forment un volume de soixante et une pages ; l'auteur est mort à vingt ans, tué en duel. La veille de sa mort, il a écrit à son ami Auguste Chevalier une lettre où sont résumées ses principales découvertes, les résultats certains qui "étaient depuis un an dans sa tête", et où sont indiquées, d'un trait, les idées qui fermentaient en lui ; "... mais je n'ai pas le temps, et mes idées ne sont pas encore bien développées sur ce terrain, qui est immense". Elle se termine par ces mots : "Après cela, il y aura, j'espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer ce gâchis."

Cette phrase méprisante est trop dure ; mais il est vrai que ceux qui ont retrouvé ou éclairci la pensée de Galois, et qui en ont développé les conséquences ont aussi été les plus grands mathématiciens du dix-neuvième siècle.

Tant qu'il y aura des mathématiciens sur la terre, le nom de Galois sera illustre ; il restera attaché aux plus belles découvertes du dernier siècle ; les quelques pages qu'il a laissées seront lues par un petit nombre de savants, seuls capables d'en comprendre le sens ou d'en saisir la portée. Elles se rapportent aux parties les plus élevées et les plus abstraites de l'Algèbre et de l'Analyse ; mais la pensée y est si profonde qu'elle dépasse le plus souvent son objet, et les doctrines de Galois ont pénétré dans presque toutes les parties des mathématiques, qu'elles dominent aujourd'hui.

Les travaux comme ceux de Galois sont regardés comme inutiles par les philosophes à vue courte, qui ne veulent regarder dans la science que ses applications immédiates : ces applications ne sont possibles que parce que nous connaissons mieux le monde au milieu duquel nous vivons ; seules, les mathématiques peuvent mettre dans notre connaissance l'ordre et l'enchaînement ; elles ont elles-mêmes un ordre et un enchaînement logique qui leur sont propres, et qu'il faut découvrir en ne s'attachant qu'à elles. Ceux qui en sont capables seront toujours rares.

Que dire du génie de Galois, qui, peut-être, a été unique ? Combien de semaines de sa vie brève et agitée cet enfant de vingt ans a-t-il données à la science, qui lui doit tant.

Jules Tannery
 

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