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CLAPEYRON, Émile

CLAPEYRON, Émile

CLAPEYRON, Émile





Né le 26 janvier 1799 à Paris
Décédé le 28 janvier 1864 à Paris







Extrait de l'article CLAPEYRON (Émile), par Maurice Daumas, Dictionnaire des biographies, PUF, 1958

« Ingénieur des mines, il prit une grande part à l'établissement des chemins de fer en France. Il avait été engagé comme ingénieur, avec quelques autres savants français, par le tzar Alexandre et il séjourna en Russie jusqu'en 1830.
Après son retour en France, il fut l'un des principaux promoteurs de la ligne de chemin de fer de Paris à Saint-Germain ; il en rédigea le projet et en dirigea la construction. Lors de la construction de la ligne de Paris à Versailles par la rive droite de la Seine, il dirigea la construction des locomotives car Stephenson n’avait pas voulu s’engager à fournir des machines capables de gravir la pente de 18 km prévue. De 1837 à 1845, il fut ingénieur conseil de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord. Il s’occupa aussi du chemin de fer atmosphérique du Pecq à Saint-Germain et plus tard de l’établissement des lignes du Midi.
Il a laissé des travaux théoriques importants sur la construction des ponts et des voûtes ; en particulier le théorème des trois moments utilisé dans le calcul de résistance des poutres.
Comme plusieurs mathématiciens de son époque il a contribué à l’élaboration de la théorie de la machine à vapeur et à la création de la thermodynamique. Une formule célèbre qui porte son nom lie le travail à la chaleur de transformation aussi bien dans la vaporisation d’un liquide que dans tous les autres changements d’état physique.
Au cours de ses travaux, Clapeyron retrouva le mémoire publié par
Sadi Carnot en 1824 sur la puissance motrice du feu
. Ce livre qui contient l’exposé de l’un des principes fondamentaux de la thermodynamique auquel a été donné le nom de Carnot, était resté à peu près inconnu. Clapeyron le publia à nouveau et en développa le contenu. »







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Son esprit embrassait dans toute son étendue le problème si obscur de la production de la force motrice. Dans une machine à vapeur, il y a corrélation intime entre la quantité de travail engendrée et la quantité de charbon consommée. Par quels phénomènes se produit cette transformation mystérieuse ? Cette question, que quelques rares savants s'étaient déjà posée, ne pouvait échapper à l'esprit observateur de Clapeyron.
Il eut la bonne fortune de mettre la main sur un petit livre, devenu, grâce à lui, célèbre, mais alors ignoré de tous, les Réflexions sur la puissance motrice du feu , dans lequel Sadi Carnot avait consigné ses méditations sur ce grave sujet. Frappé de la grandeur et de la justesse des vues exposées dans cette brochure, Clapeyron l'étudie, s'en assimile la substance et la développe dans un magnifique travail, qui fait époque dans l'histoire de la science. Ainsi révélée au monde savant, l'œuvre de Carnot est devenue l'une des assises sur lesquelles s'est élevée une science toute moderne, la théorie mécanique de la chaleur.
Biographie de Clapeyron, École Polytechnique, Livre du Centenaire, 1794-1894

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